Les Quatre saisons de l’été – Grégoire Delacourt

« Je voudrais quelqu’un au bout de ma main, qui ne la lache jamais plus. Je voudrais ne plus avoir peur du temps qui passe. De l’ennui qui menace. Ni de l’amour qui s’efface » Insomnie quand tu nous tiens. C’est vers 3h du matin que j’ai refermé « Les quatre saisons de l’été ». Happée par ces récits d’amour, chaque page me touchait en plein coeur. Grégoire Delacourt, c’est un peu ma grande découverte des derniers mois. J’avais lu « La liste de mes envies » il y a déjà quelques années et, bien qu’il m’avait plu, il ne m’avait pas chamboulée. Puis, j’ai découvert « Danser au bord de l’abime », ses phrases percutantes, l’envie de les écrire. J’ai eu envie de continuer. La couverture de celui-ci sentait bon l’été. Quatre saisons. Quatre histoires. Quatre 14 juillet. Quatre amours. De l’adolescent, celui qui fait vaciller, qui ne laisse plus de place pour autre chose. Celui de l’enfant qui grandit et qui découvre, sans retenue, qu’il peut aimer et que ça le dépasse. Celui qui laisse place au printemps, à l’espoir de la seconde chance, à l’envie d’y croire encore, même après avoir été blessé. « On ne doit pas redonner vie à nos amours d’enfance. On doit les laisser là où elles sont : dans l’obscurité confortable des souvenirs. Là où les promesses ébauchées, les caresses imaginées, oubliées, la nostalgie des peaux, des odeurs, là où les rêves enfouis se bonifient et écrivent la plus belle des histoire. Celle que rien ne menace. Celle qui n’est jamais arrivée. » Puis vient l’automne, la monotonie, l’amour écorché par le temps qui passe, rattrapé au vol par un souffle de renouveau. L’amour qui, parfois, se réinvente. « Nous avons beaucoup parlé. De nous. De nos vies d’avant, des enfants partis trop vite, du silence depuis. Des rêves jamais réalisés. Tous ces petits vides qui absorbent une vie. » L’hiver, saison des bilans et l’amour doux. Celui qui se mêle aux souvenirs, plus mature et qu’on observe, de loin, avec tendresse. Les mains ridées qui s’entremêlent. Les phrases de l’autre qu’on termine. Bref, si vous ne l’avez pas encore lu, ajoutez-le à votre liste 🙂. Et sinon, votre Grégoire Delacourt préféré, c’est lequel ?

25 April 2018

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1 Comment

  1. Reply

    Gwen Aime

    26 April 2018

    Je suis bien intriguée…
    Je n’ai en effet lu que La liste de mes envies, mais il ne m’a pas laissé de souvenir impérissable. Peut-être me faisais-je trop d’attentes à son propos… c’est parfois le risque de ces livres lorsque l’on (nous lecteurs) y place trop de choses
    Je suis donc bien intriguée en lisant ce petit article, suscitant une certaine envie en moi… !

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